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EL
JADIDA est classée Patrimoine Mondial de l'Humanité per
l'UNESCO
Au
bord de l'océan atlantique, surplombe une magnifique
ville en forme de forteresse anciennement appelée Mazagan.
Elle a été comparée à Deauville
par le maréchal Lyautey avant de prendre son nom actuel
: EL JADIDA. Ville hospitalière, bénéficiant
d'un climat doux, en plus de sa renommée pour être
fort poissonneuse, aujourd'hui EL Jadida attire les amateurs
d'histoire curieux de découvrir la cité fortifiée
par les Portugais, les cinéphiles à la recherche
d'inspiration marchant sur les traces d'Orzon Welles, et les
touristes voulant profiter de ses belles plages.
Historiquement,
la région a connu une succession de civilisation et de
peuplement : Berbères, Phéniciens, Arabes, Portugais,
Espagnoles, Juifs, Français, et bien d'autres, et du
fait de sa position stratégique, elle fut occupée
durant 250 ans par les Portugais, leurs célèbres
navigateurs comme Vasco de Gama, Magellan ou Cabral y sont passé,
et le roi du Portugal y a édifié un château
fort autour duquel s'est développée la petite
agglomération Mazagan. Et plutard une ceinture d'épaisses
murailles donnait à la cité son aspect actuel
de citadelle redoutable où les Portugais ont résisté pendant
deux siècles à tous les assauts avant que le sultan
Mohammed Ben Abdallah la libéra.
Aujourd'hui,
EL Jadida a su profiter de sa glorieuse histoire et de son essor
culturel au début du siècle dernier pour donner
lieu à un joyau architectural et culturel qui témoigne
de ce patrimoine reconverti en richesse contemporaine. En plus,
tous les ingrédients sont réunis dans la ville
pour en faire un grand pôle économique par excellence,
elle a à la fois une vocation agricole, touristique,
industrielle, maritime et commerciale. Sa proximité de
Casablanca l'élève au rang d'extension et de complément
du tissu industriel casablancais. En plus, sa richesse en matière
première pour une grande partie des industries agroalimentaires,
la richesse de son histoire, la beauté de sa nature et
sa grande accessibilité par voies d'autoroutes, de train
et de mer ont fait d’elle un lieu de tourisme balnéaire
et un centre commercial tirant principalement ses ressources
de sa très fertile région agricole des Doukkala.
La
capacité hôtelière actuelle de la ville
est de plus 8000 lits d'hôtels de 3 à 5 étoiles,
et les chantiers en cours ou qui seront lancés prochainement
vont multiplier ses chiffres dans les années à venir.
C'est
l'amiral carthaginois Hannon qui a été le
premier à parler d'El Jadida vers 650 av. J.-C
pendant son long voyage le long de la côte
ouest du continent africain.
Plusieurs siècles plus tard, Ptolémée, en décrivant
la côte ouest africaine, parle du port de Rusibis qui se situait
au niveau 6°40 en latitude dans son système de coordonnées
qui correspond à la ville d'El Jadida actuelle (32°10).
À cause de son emplacement stratégique sur la côte ouest
du Maroc, les Portugais occupèrent la région et y fondèrent
la ville en construisant une forteresse vers 1506. Il l'ont baptisée Mazagan.

Cette nouvelle ville devint très vite un port commercial de première
importance grâce aux produits agricoles de la région de
Doukkala. Les Portugais, chassés d'Azemmour et d'Agadir, affluèrent
dans la ville qui fut fortifiée dès 1542 ; en effet, une
ceinture d'épaisses murailles donnait à la cité son
aspect actuel et en faisait une citadelle redoutable
Le Maroc a essayé de libérer la ville pendant longtemps.
Durant deux siècles, Mazagan résista aux assauts. Les Portugais
ont même dû transformer le grenier en citerne pour stocker
l'eau potable afin de tenir longtemps face à ces assauts. La ville
un des derniers bastions portugais du Maroc. Après un long siège,
Sidi Mohammed Ben Abdallah s'empara de la cité en 1769.

A
la veille de l'assaut dont la conclusion n'était guère
douteuse,l e général commandant La place reçut
l'ordre d'évacuer la ville.
Les habitants ne devaient emporter que leurs vêtements : les portugais
brûlèrent les meubles, tuèrent les chevaux et autres
bêtes et brisèrent les armes.
Tous les bastions furent minés et un homme fut désigné pour
rester dans la cité et mettre le feux aux poudres. Dès
que les Portugais furent au large, une série d'explosions détruisit
les murailles, faisant de nombreuses victimes parmi les assaillants qui
s'étaient empressés de libérer la citadelle.
De
la date de libération de la ville et jusqu'au début
du XIXe siècle, la ville était détruite
et portait le nom de Mahdouma (en ruine).
Le Sultan Moulay Abderrahman décida de restaurer la forteresse
en 1832 et de reconstruire ce qui a été détruit.
Il la baptisa El Jadida ou la Nouvelle

 

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